Ceva Wildlife Research Fund
28 mai 2026

Ceva Wildlife Research Fund soutient trois nouveaux projets de recherche pour la santé des animaux sauvages

Ceva Wildlife Research Fund annonce le soutien de trois nouveaux projets internationaux de recherche appliquée visant à sauvegarder la biodiversité.

Créé pour contribuer à préserver la santé des animaux sauvages et maintenir l’équilibre de la santé globale, le fonds accompagne des acteurs du domaine par un apport financier et d’expertise sur des projets de recherche appliquée.

Ces trois nouveaux projets, signés en 2026, s’inscrivent pleinement dans le pilier « Comprendre et mesurer» du fonds, dédié au développement des connaissances scientifiques, à la surveillance des maladies émergentes et à l’amélioration des capacités d’anticipation face aux risques sanitaires.




Mieux comprendre les risques zoonotiques au cœur de la République du Congo 🇨🇬

Le 1er nouveau projet soutenu se déroule au sein du Parc National de Conkouati-Douli, en République du Congo, un territoire abritant une biodiversité emblématique d’Afrique centrale : éléphants de forêt, gorilles, chimpanzés, hippopotames, tortues marines ou encore baleines à bosse.

Dans cet environnement où coexistent populations humaines, chiens domestiques et faune sauvage, les chercheurs étudient la circulation des parasites du genre Strongyloïdes, responsables de la strongyloïdose, une maladie tropicale négligée pouvant affecter les primates, les canidés et l’humain.

Objectifs:

  • Mieux comprendre comment ces parasites circulent entre espèces,
  • Identifier les zones et facteurs de risque de transmission,
  • Évaluer le rôle des chiens domestiques comme potentiels ponts épidémiologiques entre les animaux sauvages et les populations humaines.

Les travaux permettront également de renforcer les capacités locales grâce à la formation des équipes du parc aux techniques de collecte et de diagnostic, tout en produisant des outils concrets de surveillance et de gestion sanitaire.


Étudier la grippe aviaire et le virus du Nil Occidental chez les vautours d’Afrique du Sud 🇿🇦

Le 2ème nouveau projet porte sur cinq espèces de vautours d’Afrique du Sud aujourd’hui gravement menacées, parmi lesquelles le Vautour à dos blanc (Gyps africanus), le Vautour chassefiente (Gyps coprotheres), le Vautour charognard (Necrosyrtes monachus), leVautour oricou (Torgos tracheliotos) et le Vautour à tête blanche (Trigonoceps occipitalis).

Acteurs essentiels de l’équilibre des écosystèmes, les vautours jouent un rôle sanitaire majeur en éliminant rapidement les carcasses animales et en limitant ainsi la propagation des agents pathogènes dans les milieux naturels.Pourtant, les maladies infectieuses restent encore très peu étudiées chez ces espèces.

Objectif :

  • Mieux comprendre la présence et la circulation de deux maladies préoccupants : le virus du Nil occidental et l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP).

En produisant les premières données de référence sur ces maladies chez les vautours d’Afrique du Sud, cette recherche contribuera à améliorer les dispositifs de surveillance sanitaire, à renforcer les capacités d’alerte précoce et à faire évoluer les protocoles de soins dans les centres de prise en charge de la faune sauvage.


Évaluer les risque liés à la grippe aviaire chez les oiseaux et mammifères marins sauvages de Patagonie 🇦🇷

Le 3ème projet se concentre sur l’émergence récente de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) en Patagonie argentine, l’un des épisodes sanitaires les plus marquants observés ces dernières années chez la faune marine sauvage.

Depuis l’arrivée du virus H5N1 en Amérique du Sud en 2022, des mortalités massives ont été enregistrées chez de nombreuses espèces d’oiseaux et de mammifères marins. Les principales espèces étudiées sont le Goéland dominicain (Larus dominicanus), le Goéland de Scoresby (Larus scoresbii), le Labbe brun (Stercorarius antarcticus), le Cormoran impérial (Leucocarbo atriceps), le Pétrel géant du Sud (Macronectes giganteus), le Manchot de Magellan (Spheniscus magellanicus), le Sterne royale (Thalasseus maximus), le Sterne de Cayenne (Thalasseus acuflavidus eurygnathus) et l’Éléphant de mer du Sud (Mirounga leonina).
En Patagonie, jusqu’à 95 % des éléphanteaux de mer nés en 2023 auraient succombé au virus.

Objectifs:

  • Comprendre pourquoi certaines espèces ont été fortement touchées tandis que d’autres semblent avoir été relativement épargnées,
  • Étude du rôle potentiel de certaines espèces comme réservoirs asymptomatiques ainsi que l’émergence de nouveaux variants viraux.

En approfondissant les connaissances sur la dynamique de circulation du virus dans cet écosystème unique, le projet ambitionne d’améliorer la compréhension des mécanismes d’émergence et de diffusion des maladies infectieuses au sein des communautés animales sauvages.


Soutenir la recherche pour anticiper les crises sanitaires de demain

Avec ces trois nouveaux projets, Ceva Wildlife Research Fund soutient désormais 17 initiatives à travers le monde, sur des espèces variées.

En accompagnant des projets de recherche appliquée sur le terrain, le fonds contribue à améliorer les connaissances sur les maladies qui touchent les animaux sauvages, leurs modes de transmission et leurs impacts sur les équilibres sanitaires et environnementaux. À travers ses deux autres piliers, « Soigner et prévenir » et « Rééquilibrer et coexister », Ceva Wildlife Research Fund soutient également le développement de solutions concrètes pour protéger durablement la santé des animaux sauvages et favoriser une coexistence équilibrée entre les espèces, les humains et leurs environnements.

Des forêts du Congo aux côtes de Patagonie, en passant par les populations de vautours africains, ces projets illustrent l’importance d’une approche globale One Health, reconnaissant les liens étroits entre santé animale, santé humaine et santé des écosystèmes.

Pour suivre les actualités des projets soutenus par Ceva Wildlife Research Fund, rendez-vous sur nos pages LinkedIn et Instagram.

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